mercredi 7 octobre 2009

L'oiseau de nuit

Quand l’insomnie me guette dans le coin de la chambre à coucher et, qu’au moindre soubresaut, elle m’invite à passer la nuit avec elle au lieu de m’allonger dans les bras de Morphée, je vous assure qu’elle gagne à chaque fois. Me voici bien assise, avec une camomille et mon portable, au beau milieu de la nuit, sur mon divan préféré.

Je ne le préfère pas parce qu’il est beau ou confortable. Pas du tout. Je le préfère parce qu’il est placé au bon endroit dans mon salon. C’est quasiment idiot ! Si j’avais le choix ou plutôt si je me donnais le choix d’investir dans l’achat d’une nouvelle causeuse, je vous assure que celle-ci finirait à côté du secrétaire antique qui est demeuré au bord du chemin depuis plus d’un mois.

Grâce à ce bureau, je me sens de plus en plus en sécurité dans mon quartier. J’ai l’assurance qu’il n’y a pas de voleur. Bien que j’aie tenté de le vendre sur Les Pac, par des affiches et par des envois courriels à ma fameuse liste de connaissances, il repose encore sur le rebord de mon gazon vert et ce depuis 6 semaines. Il n’a pas trouvé de famille d’accueil, même pas un voleur… personne n’en veut. J’en suis venue à me demander : « Comment ai-je pu avoir le béguin pour un meuble qui a si peu d'attrait et que j'ai payé un prix pas très raisonnable ? » Mes goûts sont-ils si bizarres ?

Bien beau, il était. Mais les pluies d’automne, le vent et le soleil ont eu raison de l’ageuse patine fini antique de sa peau maintenant plus crevassé que l'épiderme façonné par les glacials hivers d'Alaska. Il finira bientôt en bois de chauffage !

Il y a de ces nuits où il vaut mieux écrire que ressasser les événements du passé en tentant de nous faire croire que ce n'était qu'un rêve. Il y a de ces nuits où l'imaginaire est au rendez-vous. Et je ne suis pas la seule à me laisser inspirer par le silence nocturne, je viens tout juste de recevoir l’envoi de ma fameuse coach de vie. Rien. Rien de spécial à commenter et je n’irai pas vous répéter, mot à mot, le contenu de son message. Toutefois, je me demandais si elle écrivait vraiment le matin au réveil comme elle semble nous le faire croire. Et bien non, pas ce soir, assurément. Elle écrit juste avant de s’endormir. Je l’ai démasquée. Elle semble veiller aussi tard que moi ce soir. Pour sa part, mission accomplie, elle s’est peut-être glissée sous les draps. Et, pour tout vous avouer, elle m’a fait parvenir du réchauffé, un envoi qui date de quelques mois. Il fut très apprécié, dit-elle. Tellement, qu’elle nous le refait une deuxième fois. Je ne savais pas que j’avais droit à un rappel.

Pour nous aider à regagner les draps, je n’irai pas vous éclabousser des fameuses recettes d’hygiène du sommeil. Faudrait pas pousser le ridicule au pied du lit. Je sais que je ne fais aucun effort en ce moment pour favoriser le chiffre de nuit de mes lourdes paupières. Je suis bien assise à taper sur un clavier d’ordinateur. C’est totalement anti-sommeil ! Les plus grands spécialistes vous le diront. Vous le savez déjà. Je n’ose même pas glisser quelques exemples qui pourraient vous aider, vous aussi, à cesser de lire ces lignes que vous lisez assurément en pleine nuit… Allez, sortez du placard et révélez-vous au grand jour en pleine nuit ! Je vous ai démasqué, vous aussi. Il y a même quelques noctambules qui écrivent dans la zone commentaires. Et oui.

Et, quant à lire, voici un des sites sur l’hygiène du sommeil. S'il vous reste encore des forces pour changer de page web.
http://www.reseau-morphee.com/page10427.asp
Ce sera plus profitable pour vous de vous y rendre maintenant et de vous prendre en main dès à présent.
Quant à moi, écrire et laisser aller les idées sur la clavier en sachant que ça peut en faire sourire quelques-uns ou même ennuyer au point d’induire la détente et pourquoi pas le sommeil, m’a finalement procurer l’effet tant désiré : aller rejoindre mon partenaire de vie qui est déjà, quant à lui, enveloppé par la douceur des bras de Morphée.

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