Ça fait déjà longtemps, deux ou trois ans, que les fourmis me chatouillent les jambes à chaque septembre pour m'inscrire à une session de Biodanza. Et bien, voilà, c'est fait. J'ai cassé la glace et mes petites fourmis ont pu se régaler de rythme, de mouvements et de conscience. Encore de la conscience, c'est une vraie épidémie, une saine contamination, de la conscience partout. Que voulez-vous, c'est le sel de ma vie! Pourquoi m'en priver.
Biodanza n'a rien à voir avec la danse africaine ou urbaine. Rien à voir avec la danse en ligne ou sociale. Et puis, je ne m'évertuerai pas à vous l'expliquer.Ça ne s'explique car c'est un moment pour soi au son de la musique. C'est plus que mettre la musique dans le plafond en faisant du ménage ou en se prenant pour une star d'un soir. C'est... comment dire, un moment vibrant avec la fibre musicale. Laisser les cellules valser au fluide musical.
Ça ne dit pas grand chose tous ces mots enfilés les uns après les autres pour vous parler d'une expérience enrichissante, autrement qu'avec mes pinceaux, mes toiles, mes couleurs, mes écrits... encore une occasion de m'habiter, me dis-je. Ouais, c'est ça. M'habiter encore un peu plus. Et ça ne finit pas ce processus-là! Car il paraît qu'on s'incarne toute la vie... jusqu'au moment de la désincarnation. Vaut mieux en profiter maintenant.
Quand j'irai me glisser sous la douche ce soir, j'aurai l'impression que mon corps a bougé sans avoir été violenté par un quelconque exercice de musculation bien que la soirée a été chaude et essoufflante. Surprenant comment le corps se réchauffe et vibre à bouger dans la joie. Ah oui, parce que c'est exactement ça... c'est dans la joie que ça s'est passé. Une joie plutôt pure. Une joie d'enfant, une joie simple, sans artifice. Nous nous accordons peu souvent le privilège de laisser cette sensation monter dans nos veines. Et quand le sourire s'installe de lui-même sur mon visage, c'est bon signe. La joie dégage mes ridules, masse mes muscles et nourrit mon cerveau. L'effet Botox de la Biodanza.... et pourquoi pas !
1 commentaire:
ce que je cherchais, merci
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